Thomas Fougeirol: dessins contemporains

(Le panoramique ci-dessous est le travail de Nicolas Pfeiffer et s’utilise de la manière suivante: Vous cliquez dessus, puis vous la mettez en mode “plein écran” en cliquant sur le “X” (le bouton à l’extrème droite, en bas, à gauche), puis vous évoluez LI-BRE-MENT grâce à la souris (clique gauche maintenu…) ou en jouant avec les boutons “+”, “-“, etc, etc… Pour sortir du mode “plein écran”, faites CTRL – ou pomme – Q. Bonne visite d’atelier!)

Panoramique Thomas Fougeirol

L’atelier de Thomas Fougeirol est un théâtre, un théâtre destiné au monologue de l’artiste. Sur la scène (l’atelier) les décors sont les grandes toiles qui ne cessent de bouger d’heure en heure, tandis que les dessins sont artistiquement éparpillés par terre: changements de décor… Ces décors représentent des lits, des armoires, des forêts la nuit. Les feuilles de papier sont les costumes de Juliette nue (et, parfois, Juliette nue elle-même), des crânes hamlétiens, les couronnes funèbres d’Ophélie, puis des oiseaux morts, des crucifix baroques, des fenêtres à carreaux (ou bien des châssis?).

Une tragédie? Une mise en scène? L’autoportrait d’un jeune premier shakespearien, alors?

Non: Thomas Fougeirol est un professionnel parfaitement organisé, méthodique, avec ses deux ateliers, l’un à Ivry, l’autre à New York, qui édite des catalogues, parle bien, est ponctuel aux rendez-vous. Son travail est classique, européen, mais avec suffisamment de références new-yorkaises pour pénétrer le marché américain. Sa production est continue. Les dessins donnent envie de dessiner par leur évidence, leur aisance. Son travail est, peut-être, encore trop sûr de soi. C’est un univers tendu, électrique, figuratif jusque dans les monochromes, vibrant, un éloge des anciens, une démonstration orgueilleuse. Les dessins de Fougeirol sont une élégante, très moderne déclaration de guerre: Rastignac à Harlem.

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Le salon du dessin contemporain ne saura s’imposer sur le plan international autrement qu’en offrant “la meilleure qualité au meilleur prix”, n’est-ce pas? L’absence d’artistes de la qualité d’un Thomas Fougeirol ou d’un Tony Valentine limite, hélas, l’impact et la crédibilité de l’entreprise, freine son essor; c’est bien dommage…